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Transat Québec / St-Malo : Antoine Lacasse a le vent dans les voiles

Transat Québec St-Malo

Les majestueux voiliers de course sont à quai à Québec  pour le départ de la transat Québec  st-Malo. Et le vent cliquetant dans les voiles semble susurrer le nom d’un jeune loup de mer : Antoine Lacasse.

Le jeune marin québécois est reconnu par ses pairs et beaucoup lui voient un bel avenir, grâce à sa détermination et ses compétences. Louis Duc, un skipper français d’expérience, l’a rencontré en 2012 lors de la précédente transat, et il l’encense dans le Journal de Québec du 7 juillet : «On l’a vu évoluer, se bagarrer et pousser les portes des gars pour essayer de se faire embarquer. En quatre ans, on est restés en contact et je l’ai suivi. Tu le vois toujours bricoler sur un bateau, naviguer entre Saint-Pierre-et-Miquelon et Halifax, et venir en France pour d’autres épreuves. Il a le profil que l’on avait il y a une dizaine d’années» dit-il dans les propos recueillis par Roby St-Gelais.

C’est grâce à St-Pierre et Miquelon et le skipper du Sirius, Stéphane Bry, que Lacasse va participer à la transat. Ils se sont rencontrés sur l’archipel français en 2014 lors de régates, et une confiance mutuelle s’est développée. Dans un voilier de course, il y a quatre équipiers et chacun doit faire sa part. Il n’y a pas le droit à l’erreur.

Sur le Sirius #73 engagé dans la classe 40’’, on retrouve le skipper Stéphane Bry, journaliste à télé Spm 1ere, une filiale de France Télévision à St-Pierre et Miquelon. Il est aidé de Frédéric Audoux, un agent d’aviation civile à St-Pierre et Miquelon qui laisse le ciel pour l’eau dans ses loisirs. Marc Menant est pâtissier de son côté, mais il n’aura pas le temps d’exercer son art sur le bateau. Les repas des premiers jours sont frais, mais ce sont des plats lyophilisés qui sont ensuite consommés, souvent à la va-vite. L’horaire se compose de trois heures d’activités et trois heures de repos, 24/24. Anecdote de vie, les équipiers au repos doivent souvent changer de couchette pour équilibrer le voilier. Pas reposant !

Le Sirius est un voilier qui a été fabriqué en Tunisie en 2009, sur les plans de l’architecte marin renommé Marc Lombard.  Il a eu une première vie à Portland dans l’Oregon pour maintenant naviguer sous le pavillon de St-Pierre et Miquelon.

Antoine Lacasse est l’un des seuls marins québécois à prendre le départ de la Transat Québec /St-Malo. Éric Tabardel, le skipper québécois a du replier les voiles, fautes de financement. Devant cet état de fait, Dany Torchy, directeur des ventes des véhicules commerciaux des concessions Ste-Foy Nissan et Beauport Nissan, a décidé d’utiliser son temps libre pour trouver des commandites pour Antoine Lacasse. Objectif Transat Québec/St-Malo 2020, et pourquoi pas d’autres courses internationales. «Les voiliers sont de magnifiques supports pour l’image de marque des sociétés et aussi de collectivités. Les villes de Québec ou Montréal ne devraient elles pas être mieux représentées sur les mers ?» dit Dany Torchy qui a déjà organisé un trophée féminin motocycliste, édité un journal sportif, et dirigé les ventes publicitaires de Magazine Sports Motorisés.

Le Sirius est un bel exemple de communication et de solidarité. Le voilier prend le départ grâce au support des sociétés et collectivités de St-Pierre et Miquelon. Si un archipel de 6300 habitants peut financer un voilier, pourquoi les québécois ne le pourraient pas ?

Par François Cominardi
 
Transat Québec St-Malo

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