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Great Lakes by Waco (vidéo)

Great Lakes by Waco

Par : Richard Saint-George

Créé à la fin des années 20, ce magnifique biplan connaît un nouveau succès après être tombé plusieurs fois orphelin. Construit désormais sous l’égide de Waco, le Great Lakes a tout pour séduire. L’essayer, c’est déjà l’adopter!

Considéré comme l’un des meilleurs biplans jamais conçus, le Great Lakes n’a pour ainsi dire pas changé depuis son lancement initial. Le profil des ailes est un NACA M-12, dessiné par George Higgins, en 1926. Pas très épais, on remarque néanmoins une cambrure plus marquée sur l’extrados. Contrairement aux profils quasi symétriques des avions de voltige modernes, celui du 2T-1A-2, légèrement biconvexe, semble justifié par : 1) L’interférence naturelle entre les deux voilures, nécessitant un surcroît de portance. 2) La fonction d’appareil d’entraînement et non de compétition : l’élève-pilote devait donc pouvoir sortir facilement de positions inusuelles. 3) L’assortiment limité des profils et des matériaux de l’époque. En 2013, la voilure intègre des longerons préformés en pin d’Oregon (Douglas fir) au lieu d’épicéa (spruce) comme autrefois. Les nervures standards sont en alliage 2024-0T4; celles de compression demeurent en bois. Les deux demi-ailes supérieures se raccordent sur la section centrale intégrant un réservoir unique de 28 gal (106 l), construit en 6061-T4. La voilure forme une flèche contribuant à la stabilité directionnelle. Celle-ci est suspendue sur des tringles obliques, fixées au fuselage devant le poste du passager (ou instructeur). Les ailes inférieures, rectilignes, ne comportent pas de dièdre. Elles viennent se cheviller sur les flancs inférieurs de l’aéronef. Des tirants, en acier inoxydable profilé, ainsi qu’un assemblage de haubans croisés assurent la solidarité entre chaque étage tout en diminuant les contraintes. Les parties mobiles, soit les quatre ailerons – il n’y a pas de volets – sont bâtis suivant le même concept. Vu de profil, ce biplan expose un décalage positif. Ses ailes inférieures sont en retrait par rapport à celles du haut. Outre un gain en visibilité, cela accroît la portance, adoucit les décrochages et surtout concourt aux sorties de vrilles. À l’arrière, l’empennage comprend une dérive fixe sur laquelle s’articule sa gouverne de direction sans compensateur. Le plan horizontal comprend deux parties mobiles : le stabilisateur – mécanisé et relié au cockpit par une corde, permet de trimer l’avion – et le gouvernail de profondeur. À nouveau, des tirants solidarisent l’assemblage. Question esthétique, chacun appréciera le charme suranné du design. Comme la double voilure, les saumons et les extrémités sont recouverts de toile synthétique. Ceux-ci présentent d’harmonieux arrondis dont le quadrillage, noir et blanc stylisé, parachève la livrée jaune bouton d’or.

Pour lire l’article complet sur le Great Lakes paru dans le magazine Aviation de Janvier / Février 2014, cliquez ici !

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Information sur l’avion : www.wacoaircraft.com

 

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