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Débuter la compétition en côte à côte

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Vous ne changerez jamais! Un nouveau véhicule est créé et, tout de suite, vous voulez le pousser à bout ou vous mesurer contre vos amis dans le champ derrière le chalet! Les côte à côte n’échappent pas à ce traitement.

Yamaha a été la première victime de ce jeu. Ses ingénieurs avaient créé un beau modèle utilitaire/touristique (le Rhino) et les premiers utilisateurs s’en sont servis comme des bêtes de courses. Ils se sont retournés sur le toit et, en plus, ils se sont retournés (juridiquement) contre le constructeur. En 2009, la marque aux trois diapasons a dû rappeler ses side by side pour les rendre plus stables. C’est peut-être la raison pour laquelle les constructeurs japonais sont plus conservateurs et présentent des modèles plus orientés loisirs que supersport. Ce sont les fabricants nord-américains Polaris, Can-Am et, dans une certaine mesure, Arctic Cat qui ont investi ce segment supersportif. Les pilotes engagés en compétition se sont plutôt tournés vers ces modèles avec des moteurs de 1000 cc. CFMoto a consacré beaucoup d’efforts pour mettre sur la carte son Snyper 800 EX. On se rappellera de courses au Supermotocross de Montréal, sur l’ovale du GP de Valcourt, et surtout son implication à La Tuque, où le fabricant a démontré que ses modèles chinois renforcés au Québec avec l’aide d’Elka et de CVtech pouvaient tenir deux heures de courses. C’est la moindre des choses pour un véhicule garanti 5 ans (sauf en compétition, il ne faut pas exagérer!).

Plutôt que de sauter les bosses dans une carrière interdite, sans sécurité passive, avec un véhicule non sécurisé, je vous suggère de vous inscrire auprès d’une organisation reconnue par la FQMHR, possédant une assurance compétition. À ce jour, trois possibilités s’offrent à vous. Et l’offre pourrait grandir tant la popularité des véhicules côte à côte est en augmentation.

L’endurocross FMSQ : Endurance et pistes roulantes
La FMSQ annonce six courses pour les côte à côte, le samedi, avec les classes VTT. L’intérêt de l’endurocross est son parcours diversifié mais relativement roulant et sans trop de sauts « cassants ». C’est la discipline qui fera le moins souffrir votre VCC, mais qui vous demandera le plus d’attention, car la course dure plus longtemps.

La course de deux heures pendant les 12 Heures d’endurance de La Tuque
Les 12 Heures de La Tuque organisent une course de deux fois une heure pour les côte à côte. Deux catégories sont créées, idéales pour débuter : les classes Stock 600-850 ou Stock 851-1000. Elles peuvent se courir sans grandes modifications, sauf celles qui ont trait à la sécurité. Le départ s’effectue comme en Formule 1. Les droits d’engagement sont de 200 $ et vous devez posséder une licence sportive. Voyez notre article sur la montée en puissance du côte à côte aux 12 Heures de La Tuque du Magazine Sports Motorisés.

Vision Quad Cross Plus : le side by side version motocross
Pour les débutants qui ont le cœur bien accroché, la série Quad Cross vous propulsera le plus haut et le plus loin. Les sauts sont les mêmes que les quads cross, et même les motocross dans certains cas. Travaillez la dureté des  amortisseurs et votre technique d’atterrissage (ne pas freiner quand vous êtes dans les airs). Les courses sont plus courtes, mais plus intenses et vous aurez des pratiques, des qualifications et les finales. Avant de modifier le moteur, renforcez plutôt la partie châssis et ne soyez pas trop optimiste sur les sauts au début, car tout ce qui monte redescend…

Les règlements
Les protections latérales sont obligatoires ou une sangle qui retient vos mains à l’intérieur (arm restraints). Le siège du passager doit avoir les mêmes protections que celui du pilote (barres-filets ou portes et ceinture avec quatre points de retenue minimum). Un feu de couleur rouge doit être allumé en tout temps à l’arrière du véhicule au centre (les lumières d’origine sont acceptées).Un dispositif d’arrêt d’urgence doit être installé. Un extincteur de 5 litres doit être fixé à l’intérieur du véhicule. Le niveau sonore est limité à 98 décibels. Les règlements sont disponibles sur les sites Internet des organisations citées.

Par François Cominardi

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