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Tout savoir sur les espaces aériens de classe F

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Dans l’espace aérien de classe F, on regroupe les CYA, soit les zones de service consultatif, et les CYR, les zones d’activités réglementées. Il existe aussi une appellation CYD, soit zone dangereuse, qui identifie les zones d’activités réglementées situées au-dessus des eaux internationales.

Pour décoder ces zones, on utilise le barème suivant : les deux premières lettres, CY, indiquent que ces espaces sont canadiens. Puis les chiffres, pour le Québec, entre 601 et 699, indiquent la province où est située cette zone. Le DAH TP1820 (Designated airspace handbook) identifie ces zones de façon textuelle, mais on peut aussi les repérer et en savoir plus sur ces zones en consultant les cartes de navigation VNC et VTA.

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En vol VFR, un pilote devrait éviter les zones CYA, mais s’il désire y évoluer, il doit tenir compte du type d’activité et prendre les précautions nécessaires afin de voir et être vu. Le pilote en régime de vol IFR doit se tenir à l’écart de ces zones; le contrôleur aérien fournira un espacement, radar ou autre. Par contre, il pourra y transiter s’il a reçu une permission de l’organisme utilisateur s’il évolue selon une réservation d’altitude approuvée ou bien s’il a reçu une autorisation d’approche contact ou visuelle.

Pour ce qui est des zones CYR ou CYD, à moins d’avoir reçu l’autorisation de l’organisme utilisateur, nul ne peut évoluer à l’intérieur de cet espace aérien, qu’il soit en régime de vol VFR ou IFR. De plus, le contrôle aérien fournira un espacement entre les aéronefs IFR et les limites de cet espace.

D’autres catégories d’espace aérien s’apparentent au CYR. Premièrement, lors de feux de forêt, il se peut qu’un NOTAM soit émis afin de tenir les aéronefs, verticalement et horizontalement, hors de l’espace aérien utilisé par les aéronefs qui luttent contre l’incendie. Finalement, le Ministre peut émettre un NOTAM afin de restreindre le vol pour des raisons de sécurité, soit dans le cas de zones sinistrées comme au-dessus de Lac-Mégantic l’été dernier ou, comme c’est le cas depuis peu à Mirabel, afin de s’assurer de sécuriser un espace aérien pour la conduite de certains vols d’essai critiques de la Série C de Bombardier.

Les activités ne sont pas toutes confinées à l’intérieur de ces zones. Aussi, il est fréquent de voir certains planeurs évoluer à l’extérieur des CYA(S) afin de profiter de meilleures conditions ou simplement effectuer des vols de grandes distances. D’autres indications peuvent signaler la présence d’activités spéciales. Ainsi, sur cette carte VTA de Montréal, on peut remarquer autour de l’aéroport de Lachute et près du barrage de Carillon sur l’Outaouais le dessin d’un planeur qui indique la possibilité d’activité de planeur dans les environs. À l’aéroport de Hawkesbury-Est, un dessin d’un ultra-léger rappelle ce type de vol. Finalement, à l’aéroport de Bellefeuille, au nord de Mirabel, un parachute identifie ce type d’activité aux abords de l’aéroport.

Comme je le dis souvent, il est important de s’assurer de connaître les spécificités des espaces aériens sur notre route en consultant les publications courantes et les NOTAM pertinents. La transgression d’une de ces zones pourrait valoir au pilote une amende ou une suspension de licence. En cas de doute, on peut questionner le contrôleur du secteur concerné ou demander des informations au CIV ou au FSS. Comme moi, vous pouvez utiliser comme référence l’AIM afin de vous rafraîchir la mémoire sur les spécificités d’utilisation de ces espaces aériens.

Bons vols!

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