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Sur l’eau, la nonchalance est l’ennemi de la sécurité

Sur l’eau, la nonchalance est l’ennemi de la sécurité

Par Jean-Luc Lemieux

lemi@videotron.ca

Bonjour à toutes et à tous! Au moment où vous lirez ces lignes, vous vous retrouverez dans l’un des nombreux salons nautiques qui se tiennent pendant la saison hivernale ou au début du printemps. Ce sont des activités qui viennent rompre la monotonie de l’hiver et qui suscitent bien des rêves et parfois bien des soupirs, surtout lorsque la dernière saison de navigation n’a pas été fabuleuse pour ce qui est des conditions météo dans certains coins de notre pays.

De plus, dans certaines marinas, le volume des ventes des carburants aurait accusé une certaine baisse, ce qui fait dire à d’aucuns que le beau temps n’a pas toujours été au  rendez-vous ou que le prix des carburants est un frein à certaines randonnées quant au nombre de sorties ou à la durée de ces dernières. L’année 2014 devrait confirmer ou infirmer cette tendance.

En tant que bénévole au sein des CPS-ECP depuis plus de 25 ans – on peut consulter leur site Internet au http://www.cps-ecp.ca –, j’ai l’occasion de rencontrer des gens venant de tous les horizons de la société, désireux d’acquérir ou de parfaire leurs connaissances dans le domaine de la navigation de plaisance. Mais je suis toujours surpris de constater que malgré leur désir de bien faire, certains, ordinairement un ou deux dans un groupe d’une dizaine de personnes, peuvent être considérés comme des délinquants pour le non-respect de certaines normes essentielles à la sécurité des individus et des embarcations, lesquelles exigences sont édictées par Transports Canada, la Garde côtière et le gros bon sens.

Mais il y a pire. Au fil des ans, j’ai été à même de constater que certains plaisanciers ne se conforment à la réglementation qu’au moment de l’inspection de l’embarcation par un représentant de leur compagnie d’assurance.

Il m’est arrivé à quelques reprises qu’un plaisancier vienne m’emprunter des gilets de sauvetage ou des fusées de détresse sous prétexte qu’il accueillait des passagers supplémentaires pour une sortie ou qu’il entreprenait une croisière de longue durée en invoquant le fait qu’il avait oublié une partie de ses équipements à la maison.

Par la suite, le tam-tam m’apprenait qu’il n’en était rien et que l’emprunt de matériel ne visait qu’à tromper l’évaluateur.

Depuis, ma propension à accommoder ce type de voisin a complètement changé. Oui pour le prêt de vêtements de sauvetage pour un bel après-midi de navigation, mais non pour les fusées de détresse. Il y a des limites à certaines supposées économies.

Il y a toujours quelqu’un qui pense que le malheur n’arrive qu’au voisin. Avoir une telle attitude peut aboutir à un désastre.

Un jour, une bonne connaissance est sortie en mer par un après-midi très venteux. Pour des raisons que j’ignore, la situation a tourné à la catastrophe. Son appareil radio fonctionnait très bien, mais le skipper, un homme d’expérience, n’a jamais été capable de dire où il se trouvait. De plus, quand il lui a été demandé de lancer des fusées de détresse il a fait savoir aux gens du sauvetage maritime qu’elles n’étaient pas à bord. Malheureusement, là s’est arrêtée l’histoire.  Ce qui devait être une belle croisière a vite tourné à la tragédie.

La sécurité n’a pas de prix et la nonchalance n’a pas sa place. Il serait bon de se le rappeler.

Sachant que vous partagez toutes et tous ces façons de voir les choses, je vous souhaite une heureuse saison de navigation en 2014!

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