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Rencontre avec le grand patron de Robinson Helicopter, Kurt Robinson

Kurt Robinson

Nous sommes heureux de pouvoir vous présenter un homme qui a participé à la croissance du secteur de l’hélicoptère pour pilotes privés, Kurt Robinson, président de Robinson Helicopter. Lors d’une récente visite à ses bureaux de Los Angeles, M. Robinson a bien voulu répondre à nos questions.

Marcel Boutin – M. Robinson, vous êtes en poste depuis 2010 à titre de président. Parlez-nous de votre parcours chez Robinson.
Kurt Robinson –
Comme vous le savez, la société a été créée par mon père, Frank Robinson, en 1979, avec le lancement du R22. Je venais de compléter ma formation en économie, après avoir vainement tenté une formation en ingénierie, au grand désespoir de mon père. J’ai donc débuté en 1980 en travaillant à la production. Par la suite, j’ai décidé de retourner aux études afin de compléter un MBA et, pour aider l’entreprise, j’ai complété avec une formation en droit. En 1988, je suis donc revenu dans l’entreprise.
Au début, je m’occupais du service à la clientèle et je devais effectuer plusieurs vols-voyages pour aller livrer les hélicos hors Californie afin d’éliminer une taxe de vente que les clients devaient payer s’ils en prenaient livraison à l’usine. Cela m’a permis d’accumuler plus de 600 heures de vol rapidement et de rencontrer plusieurs clients. Rapidement, j’ai pris la direction de plusieurs fonctions de la compagnie et, en 2010, à l’annonce de la retraite de mon père, je lui ai succédé.

 

MB – Comment trouvez-vous votre rôle de président?
Honnêtement, l’équipe qui était en place a poursuivi exactement comme avant. Notre équipe est très stable et nous sommes heureux de pouvoir compter sur une telle expertise chez Robinson.

 

MB – Parlons affaires. Comment l’année 2014 s’annonce-t-elle pour Robinson?
KR –
Au cours des deux dernières années, nous avons légèrement dépassé les 500 unités vendues. L’année 2014 s’annonce tout aussi excitante. Actuellement, nous sommes sur un rythme de 8 unités par semaine (5 R44, 2 R66 et 1 R22). Nous devrions annoncer dans les prochains jours la certification du R66 en Europe et à l’automne en Chine : deux importants marchés pour le R66 Turbine.
La Chine fait partie de la liste des cinq premiers pays d’importance en termes de ventes pour le R44. Donc, lorsque ce marché sera ouvert pour le R66, nous anticipons d’excellents résultats.

 

MB : Au cours des derniers mois, vous avez lancé une nouvelle gamme de tableaux de bord incorporant les nouvelles avioniques. Quel est l’accueil de ces technologies par le marché?
KR –
Comme vous savez, Marcel, l’arrivée de ces technologies est fort intéressante pour l’amélioration de la sécurité des pilotes. Premièrement, elles sont plus fiables, plus légères et, surtout, plus abordables. Chez Robinson, nous croyons que d’ici cinq ans, tous les tableaux de bord seront des « glass cockpits ».

 

MB : Récemment, Bell lançait son nouveau Bell 505 Jet Ranger. Que pensez-vous de ce nouvel appareil?
KR –
Il est un peu tôt pour évaluer l’appareil. Laissons le temps à son équipe de compléter son développement et, par la suite, nous serons heureux de vous donner nos commentaires quant à cet appareil.
Nous sommes vraiment heureux de voir que Bell Helicopter considère que ce segment de marché est suffisamment important pour investir en R&D afin d’offrir aux pilotes une nouvelle alternative. Pour nous, il s’agit d’une confirmation d’un marché en devenir (voir l’encart).

 

MB : Y a-t-il un R88 en développement?
KR –
Ouf! Nous n’avons pas encore complété le R66 Turbine. Nous devons finaliser la certification dans quelques pays. Nous sommes toujours à finaliser le développement des pop-outs, de l’élingue et des tests dans la neige. Donc, pour les prochaines années l’agenda est déjà bien rempli.
Par contre, nous sommes toujours à travailler sur de nouvelles options pour répondre à la demande de nos clients. D’ailleurs, si vous examinez l’histoire de Robinson, les nouveautés viennent toutes des clients.
Après le R22, nos clients nous indiquaient qu’ils aimeraient bien pouvoir ajouter des passagers. Nous avons développé le R44. Par la suite, on nous demandait d’ajouter de l’espace cargo et, si possible, une autre place. Le R66 Turbine est arrivé. Dans le futur, nous poursuivrons avec cette approche, qui n’a pas trop mal fonctionné jusqu’à maintenant.

Par Marcel Boutin

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