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Les imprudences et inconduites de certains plaisanciers

Je-le-porte!

Il y a plusieurs années, j’écrivais que certains plaisanciers commettaient des imprudences et des inconduites qui pouvaient mettre en péril leur vie et celle des autres malgré le fait que des dizaines d’organismes, privés ou gouvernementaux, formulaient des recommandations qui ne semblaient pas ébranler les façons de faire de certains irréductibles.

En 2016, force est de constater que nombre d’imprudences et inconduites ne sont pas disparues pour autant. En voici quelques exemples :

Ne pas porter son gilet de sauvetage sous mille et un prétextes. « Trop chaud, inconfortable, embarrassant et je serai toujours en mesure de le revêtir, même si je passe par-dessus bord lors d’une partie de pêche! » Comme vous le savez toutes et tous, ces arguments ne tiennent pas la route en 2016. Il y va de votre vie et du bonheur de vos proches.

Entre chien et loup, continuer à pratiquer le ski nautique au beau milieu des voies navigables alors que des dizaines de navires de croisière, des traversiers, des remorqueurs, des cargos et même des pétroliers vaquent à leurs activités régulières et que les règles de sécurité prohibent une telle activité après le coucher du soleil.

Certains plaisanciers s’entêtent encore à pratiquer leur sport favori de la voile après le coucher du soleil en prenant bien soin de garder leurs feux de route éteints, et ce, dans des zones de trafic intense. Dernièrement, il fut demandé à des bateaux de se servir de leurs puissants projecteurs pour essayer de rappeler à l’ordre un plaisancier qui, l’on peut supposer, contait fleurette à sa blonde. Finalement, une vedette fut dépêchée auprès de l’embarcation concernée pour le rappeler à l’ordre.

L’ancrage de nuit compte de nombreux adeptes pour mille et une raisons. Rien ne s’oppose à une telle pratique dans les zones désignées à cet effet, à la condition que l’on respecte la réglementation. Je me rappelle, par une nuit sans lune, avoir vu apparaître subitement l’image fantôme d’un voilier ancré au beau milieu d’un chenal pour petites embarcations. Aucun feu de mât ou de cockpit n’indiquait la présence de l’intrus. À l’intérieur, tous dormaient du sommeil du juste. « Prière de ne pas déranger! » Voilà d’éventuels clients pour mon ami Jean, thanatologue.

Le monde des communications maritimes n’est pas épargné. Certaines voies de communication semblent avoir la faveur du monde du commérage, au point où, dans certains secteurs d’un cours d’eau très fréquenté, il faut exclure certaines fréquences de l’appareil VHF pour éviter le blocage de la fonction « scan ». L’été dernier, pendant près de deux heures consécutives, deux gentilles personnes et leur progéniture ont mobilisé les ondes malgré le rappel à l’ordre de certains autres plaisanciers. Pourtant, le téléphone cellulaire existe depuis plusieurs lunes et des appareils de communication de type « family radio » peuvent être acquis pour des sommes modiques ici et là.

La liste des imprudences et des inconduites pourrait s’allonger sur des pages et des pages. Soit que certains plaisanciers se foutent des règles établies et de celles du bon voisinage, soit qu’ils sont des ignorants.

Dans un tel cas, ils auraient avantage à s’inscrire à des cours ou des séminaires. Il y a plus de 75 ans que les CPS-ECP prêchent la sécurité nautique et le bon comportement des navigateurs sur les divers plans d’eau du pays et de la province.

On peut les joindre, dans la langue de Molière, de la manière suivante :

1 888-CPS-BOAT (277-2628)
www.cps-ecp.ca ou pour le Québec,  www.ecpquebec.ca/fr

Par Jean-Luc Lemieux

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