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Les Can-Am Spyder

Can-Am Spyder

Parlons d’abord de son comportement routier. J’ai roulé un roadster Can-Am Spyder ST-S 2013 et je ne reconnaissais pas la machine que j’avais connue au fil des années. Calme en ligne droite comme en virage, le système de gestion de la stabilité travaille à la perfection, gérant le freinage et l’anti-patinage pour maximiser la sécurité de façon parfaitement transparente. Pour un motocycliste confirmé comme moi, la personnalité de la machine n’a pas changé en profondeur, mais j’ai trouvé le Spyder récent de plus en plus agréable à piloter, suivant à la perfection les commandes du pilote.

Côté motorisation, le niveau de convivialité et des performances a encore augmenté pour 2014 avec l’arrivée du nouveau moteur tricylindre sur les RT axés tourisme, refaits et améliorés, et toujours les rois de la gamme Spyder.

L’histoire n’a pas toujours été aussi belle, car lorsque Bombardier Recreational Products (BRP) a envisagé de créer le Spyder, les concepteurs ont fort probablement sous-estimé la complexité du comportement dynamique de la configuration choisie : deux roues avant et une roue arrière. Les premiers essais leur ont certainement laissé entrevoir que la stabilité, surtout en virage et sur route bosselée, laissait un peu à désirer.

Pensant sécurité avant tout, Can-Am entreprit alors un programme qui a duré six ans selon eux afin de créer avec l’aide de Bosch un logiciel de contrôle de stabilité combiné à l’ABS et l’anti-patinage visant à sécuriser la machine en virage comme sur les bosses.

Lancés en 2008, j’ai pu constater que les premiers RS se tortillaient spontanément au passage de trous et bosses, les rendant plus difficiles à conduire un tant soit peu sportivement. La seconde génération, sortie en 2010, m’avait semblé plus stable et plus reposante à conduire, un signe que les bonnes âmes techniques chez Can-Am travaillaient à régler les problèmes de stabilité. On m’avait soufflé que le problème provenait du logiciel de stabilité hyper sensible qui réagissait trop à la moindre provocation.

De plus, l’excellent moteur V2 semble lui aussi avoir gagné en douceur au fil des années : un autre fruit du travail de l’équipe BRP sur son électronique.

L’excellent comportement de la plus récente génération du Spyder évoque chez moi des images des premières Porsche 911, des machines jugées instables lors de leur lancement en 1965, qui quittaient la route arrière en premier si un pilote moins chevronné essayait de pousser un peu plus fort en virage. Aujourd’hui, les magiciens de la maison allemande ont transformé la 911 en une des grandes routières sportives. Bravo BRP d’avoir réussi une transformation similaire sur votre bébé à vous!

Par Marc Cantin

 

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