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En route vers Sotchi

Maxence Parrot - Sotchi

Si vous suivez un peu les Olympiques 2014, vous savez peut-être que le snowboard slopestyle comptera parmi les nouvelles disciplines cette année. Maxence Parrot, originaire de Bromont, a d’excellentes chances d’être parmi nos héros qui iront défendre l’honneur canadien à ces XXIIes jeux d’hiver. Puisqu’il est aussi habile en snowboard que sur une planche de wakesurf, nous avons la chance, dans cette entrevue, d’en apprendre davantage à son sujet.

 Entrevue avec Maxence Parrot, pro en snowboard

Salut Maxence! Tu vas peut-être avoir la chance de participer aux premiers Jeux olympiques en slopestyle. Raconte-nous ce que ça te fait d’être parmi la première génération de snowboarders à vivre cette expérience…
Quand j’étais plus jeune, je regardais les compétitions de snowboard à la télé, mais je ne pensais jamais pouvoir me rendre jusque-là. À cette époque, le slopestyle ne faisait pas encore partie des sports admis aux Olympiques. Lorsqu’il l’a été, il y a de ça environ deux ans, je ne pensais jamais y aller, car je n’avais pas encore fait mes preuves à cette époque vu que je n’étais pas encore à la hauteur des autres pros. Mais depuis, je voulais absolument m’y rendre et j’ai décidé de travailler fort pour faire partie de ceux qui vont faire découvrir le snowboard à toute la population et pouvoir mettre ma touche personnelle à tout ça.

Depuis quand sais-tu que tu as des chances de participer aux Olympiques?
Au début de l’été, le Comité canadien olympique a annoncé que Mark McMorris et Sébastien Toutant étaient deux des quatre athlètes à faire officiellement partie du groupe qui nous représenterait. Il restait alors deux spots qui seraient déterminés durant les quatre coupes du monde et les tops 2 canadiens auraient leur laissez-passer pour représenter le Canada. À l’heure qu’on se parle, je suis premier parmi les Canadiens qui sont dans la course et il reste une compétition à Stoneham qui aura lieu le 16 janvier. Si je me classe au top 20 durant cette compétition, mes chances sont très élevées d’être choisi pour les Olympiques.

Parle-nous de ton entraînement pour performer et te préparer aux Olympiques…
Je vais beaucoup au gym pour être plus fort physiquement et pour être capable de mieux absorber les chutes et éviter les blessures, car je vais essayer de nouvelles figures d’ici les Olympiques et ça ne fonctionnera sûrement pas du premier coup. Je vois un entraîneur trois à quatre fois par semaine qui me prépare à ca. Sinon c’est vraiment sur la neige que ça se passe. Je dois surtout rider le plus possible. Je veux arriver à mon top et donner le meilleur de moi-même pour avoir bonne conscience par la suite, peu importe mon classement.

Quelles sont tes chances selon toi de faire un podium aux Olympiques?
Je crois avoir d’excellentes chances. Présentement, sur la tournée, il y a une dizaine de bons riders qui pourraient aussi se retrouver sur le podium. C’est très difficile à dire, car tous ont des figures et des styles différents. Personne n’a encore vu le parcours ni la grosseur réelle des modules. Tout ça va peser beaucoup dans la balance. Mais c’est ça qui est cool du slopestyle : il y a toujours un suspense à savoir qui va repartir avec le titre!

Durant ta saison morte, l’été, que fais-tu généralement pour te tenir en forme?
C’est sûr que je vais toujours passer deux semaines à Whistler et trois en Nouvelle-Zélande pour continuer l’entraînement sur ma planche. J’ai aussi commencé à faire du skateboard et du wakesurf quand j’en ai la chance. Je joue aussi au tennis, au golf et j’essaie de courir le plus possible.

Au cours de l’été dernier, tu as eu l’occasion d’essayer le wakesurf. Comment as-tu trouvé ça?
Je suis vraiment tombé en amour avec ce sport. J’avais déjà fait du wakeboard auparavant et j’avais vraiment aimé ça. Mais ce que j’ai surtout aimé du wakesurf, c’est que c’est beaucoup plus relax. Tu rides beaucoup plus proche du bateau qu’en wakeboard et tu peux chiller avec tes  amis, écouter de la musique et leur parler pendant que tu es sur ta planche. Après, tu relaxes au soleil avec une bière ou un cocktail. Il n’y a rien qui peut battre cette ambiance-là dans aucun autre sport.

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Tu as vite appris les manœuvres de base et avancées sur ton wakesurf. Est-ce que tes habiletés en snowboard t’ont aidé en wakesurf?
Probablement que oui, mais disons que je pratique plusieurs sports depuis que je suis jeune, comme du ski nautique, du snowboard, du wakeboard, du surf. Le fait d’avoir pratiqué plusieurs sports, ça m’a aidé beaucoup à apprendre rapidement le wakesurf. C’est sûr qu’il y a eu certains trucs en wakesurf que j’ai dû apprendre et où il n’y avait pas de similarité avec mes autres sports. Mais j’étais bien à l’aise, par exemple, avec mon équilibre, car c’est comme sur un rail en snowboard.

Pour toi, le wakesurf ça représente quoi maintenant?
Relaxer, avoir du fun avec ses amis et shredder la vague! Le feeling de surfer la vague en wakesurf est unique et j’aime vraiment ça!

Aura-t-on la chance de te revoir sur un wakesurf dans les prochaines années?
Certainement, c’est sûr que je vais saisir chaque occasion qui va s’offrir à moi pour faire du wakesurf chaque année!

Texte et photos : Yann Roy
Éditeur de la section Planche & Ski
Magazine La Presse Nautique

 

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